Souvent ces termes sont confondus, cependant s’ils sont tous des acteurs de ce qu’on appelle largement «  l’immobilier », leur métier restent différents, et ce, bien que souvent complémentaires et comportant de nombreuses intrications.

D’un côté les lotisseurs ou aménageurs qui achètent des terrains constructibles qu’ils divisent et viabilisent, aménagent les espaces privés et communs et organisent les règles du lotissement, préparent le terrain à l’arrivée des constructions futures. Ces constructions seront réparties sur les lots issus de la division du terrain.

De l’autre les promoteurs qui n’interviennent qu’au moment des constructions. Ils acquièrent des terrains constructibles, en lotissement ou non, et y édifient des constructions généralement vendues en l’état futur d’achèvement.
Les lotisseurs / aménageurs sont le plus souvent pétitionnaires d’un permis d’aménager.
Les promoteurs sont le plus souvent pétitionnaires d’un permis de construire.
Cette différence n’est pas sans conséquence concernant l’opération et son traitement global.
En effet, une construction édifiée sur un terrain diffus, c’est-à-dire hors lotissement,  sera soumise, d’un point de vue règlementaire, uniquement aux documents d’urbanisme en vigueur sur la commune, que le permis de construire devra impérativement respecter.

Par contre, si une construction est édifiée sur un terrain issu d’un lotissement, la construction sera soumise aux documents d’urbanisme en vigueur sur la commune mais pas seulement, elle sera également soumise aux règles propres du lotissement, qu’elles soient règlementaires (règlement) ou contractuelles (cahier des charges). Il est aussi possible, pour le lotisseur, de prévoir des règles supplémentaires imposées aux constructeurs, afin, par exemple, d’apporter de la cohérence à un ensemble de tènements tous impactés par une même OAP.
Le lotisseur contribue donc à un aménagement plus global, tenant compte de l’environnement du site.
Les opérations de promotion peuvent être réalisées sur des terrains lotis, nous l’avons vu supra, et c’est de plus en plus le cas au regard de la multiplication du nombre d’orientations d’aménagement programmé dans les documents d’urbanisme.
Le but du législateur avec cette multiplication : un aménagement d’ensemble plus cohérent.

Il semble que l’aménagement est donc encore de beaux jours devant lui.